-
AGENCE NEVERS 03 86 21 52 05
-
AGENCE BOURGES 02 48 02 50 41
-
Mail diagnosticssg2b.fr
Depuis le 6 juillet 2026, un nouvel arrêté vient renforcer les exigences autour de l’audit énergétique en entreprise. Même si cette évolution vise d’abord les sociétés, elle s’inscrit dans une tendance de fond : la collecte et l’utilisation de données énergétiques se précisent, et cela pourrait avoir un effet d’entraînement sur la gestion des bâtiments, y compris ceux détenus ou occupés par des particuliers. Qu’est-ce qui change aujourd’hui et comment anticiper les possibles répercussions sur le marché immobilier ou la vie quotidienne ? On fait le point.
L’arrêté du 2 juillet 2026, entré en vigueur le 6 juillet, modifie les règles concernant les audits énergétiques en entreprise prévues par le code de l’énergie. Désormais, les entreprises concernées doivent, lorsqu’elles déposent leurs audits sur la plate-forme officielle, fournir davantage d’informations :
L’audit énergétique en lui-même devient aussi plus transparent : il faut désormais justifier précisément le périmètre des établissements audités, la part de la consommation énergétique réellement couverte (en pourcentage), la méthode d’échantillonnage utilisée s’il y en a une, et l’identité complète du prestataire ayant réalisé l’audit (avec numéro de certification et nom de l’organisme certificateur).
Enfin, la plateforme informatique officielle qui centralise ces audits évolue : elle compte désormais 4 profils d’utilisateurs, dont un nouveau pour les organismes certificateurs, qui pourront accéder à certaines données pour contrôler la qualité des audits réalisés.
Si vous êtes propriétaire, copropriétaire ou bailleur, il peut sembler que ce texte ne vous concerne pas directement, puisqu’il vise aujourd’hui les entreprises. Pourtant, il révèle une tendance de fond qui touche progressivement tout le secteur du bâtiment, y compris le résidentiel :
Autrement dit, la transparence et la qualité des diagnostics immobiliers deviennent progressivement un standard, au-delà du strict cadre professionnel ou tertiaire.
Ce renforcement des exigences dans le monde de l’entreprise pourrait préfigurer de futures obligations pour les particuliers, notamment :
Pour les copropriétés, notamment celles qui abritent des locaux d’activité, il est possible que certaines de ces obligations croisent, à moyen terme, le secteur résidentiel.
En tant que particulier, il n’y a pas de nouvelle obligation immédiate suite à cet arrêté, mais vous pouvez d’ores et déjà adopter de bonnes pratiques qui vous feront gagner du temps et de la valeur lors d’une future vente ou location :
Enfin, restez attentif aux évolutions réglementaires à venir, car la tendance va clairement vers plus de transparence et de fiabilité dans les données énergétiques partagées lors d’une transaction immobilière.
L’arrêté du 2 juillet 2026 concerne aujourd’hui les entreprises, mais il montre une volonté d’encadrer plus strictement la qualité et la traçabilité des audits énergétiques. Les particuliers ne sont pas encore soumis à ces nouvelles obligations, mais la dynamique est lancée : mieux vaut anticiper et s’organiser pour une gestion transparente de ses consommations énergétiques, en vue d’une future vente, location ou simplement d’une amélioration du confort et de la valeur de son bien.